Loscil - Goodbye Morning

Une petite vidéo pour parler de Loscil, un projet outre-atlantique particulièrement intéressant créé par Scott Morgan. Des effluves d'un drone/ambient mélodique très envoutant qui doit convaincre assez facilement les amateurs du genre. Son dernier album "Strathcona Variations" sorti en 2009 chez Ghostly International est un petit bijoux hautement recommandable dont il me tarde de venter les mérites ici même.





Scott Morgan a aussi un blog où notamment il publie ses photos qui méritent aussi un petit coup d'œil soit dit en passant.

Stars of the lid - And their refinement of the Decline

Et voilà nous sommes dimanche, le blog reprend du service, il y a deux jours je reçois une boite en carton par mon homme en costume bleu préféré. J'ouvre et là...Surprise! Je tente de rester flegmatique mais impossible, je jubile. Le septième album de stars of the lid se tient sous mes yeux et se présente comme son prédécesseur, sous la forme d'un copieux double CD fort de deux heures de musique. Composé par les illustres Adam Wiltzie (The dead texan) et Brian Mcbride. Toujours signé chez KRANKY dont la qualité du catalogue n'est plus à constater, cet album constitue la centième référence de ce label. Accrochez vos ceintures, And their refinement of the Decline est une oeuvre colossale (nous allons essayer de rester purement objectif, je dis bien essayer) permettant sans conteste un voyage vers un océan sonore des plus éthéré/passionnant. Adeptes d'une musique ambiante et de nappes aux intensités variées, nos deux acolytes seront accompagnés ici d'une poignet de musiciens (clarinette, trompette, harpe, violoncelles ect). Naissent alors des compositions drones et minimalistes prodigieuses, les sons s'amplifient, s'envolent et disparaissent pour ne laisser que des bribes sonores discrètes à l'écoute mais on ne peut plus fortes émotionnellement (le sublime Tippy's demise). De l'angoisse à l'apaisement, des tourments à la catharsis, And their refinement of The Decline vous propose ici une pléthore de tonalités fluctuantes.



Il reste difficile de reprocher au duo états-unien de ne pas proposer une oeuvre foncièrement différente de ce qu’ils réalisent depuis une douzaine
d’années (voire également un peu trop homogène). Mais n'avez vous pas toujours aimé les petits plats de grande maman? Pourquoi changer une recette qui marche toujours aussi bien? Dans sa globalité, l'album est un monument sonore indispensable. Fanatiques de Labradford, Belong, The dead texan voire même de Hammock, cette musique est faite pour vous. De plus le digipack 6 panels, les deux CD ainsi que la pochette sont de toute beauté. Alors pourquoi s'en priver?



Thibault.



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Belong - October language

Il est un peu plus de 3H du matin, nous sommes lundi et je suis frappé d'insomnie. Je décide donc de poser ces quelques lignes en me laissent bercer sous les vagues sonores de la musique bruitiste de belong. Turk Dietrich et Michael Jone sont les membres fondateurs de ce projet signé chez Carpark Records à la Nouvelle-Orléans. Je parle bien ici de vagues sonores car à l'image de l'ouragan qui a dévasté leur lieu de résidence, la musique de belong vient nous percuter l'abdomen et s'amuser avec notre esprit. Autour de nappes vaporeuses et de guitares flottantes, l'ensemble semble fonctionner au ralentis ; nous pourrions même parler d'intemporalité. La saturation sonore constante et redondante de la galette génère sans conteste un flottement spirituel chez son auditeur. Je vous le dis haut et fort, préparez vous à une prise d'altitude de haut vol !(october language). Les constructions denses et bourdonnantes (car oui nous sommes ici en présence de drone) débordent et déferlent insatiablement avant d'entrer dans une phase d'accalmie progressive (Remove the inside). Vous l'aurez compris, october language joue avec nos/vos emotions. Un véritable moment d'éternité que l'on souhaiterait prolonger inlassablement. Il m'est on ne peut plus difficile de vous évoquer avec clarté ce que j'éprouve face à ces compositions alors que leur magie opère sur mon esprit au moment même où j'écris ces lignes. Cette oeuvre s'écoute indubitablement les yeux fermés et dans l'obscurité la plus totale.

Il y a de quoi être optimiste face à ce premier album de belong, si le duo garde l'essentiel de sa fraicheur dans sa futur création, nous assisterons peut être à l'apothéose du genre.Cependant un album comme october language reste un ovni dans le domaine de la musique expérimentale et n'est pas à mettre entre toutes les mains, le grand public risque de ne pas en apprécier la construction. Seuls les avertis apprécieront.


Thibault.


cover












PLAYLIST :

"I Never Lose. Never Really" – 4:43
"Red Velvet or Nothing" – 5:40
"October Language" – 5:29
"I'm Too Sleepy... Shall We Swim?" – 5:13
"Remove the Inside" – 5:59
"Who Told You This Room Exists?" – 5:05
"All Equal Now" – 5:31
"The Door Opens the Other Way" – 7:11
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